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-VOYAGE DANS LES DOCUMENTS D'ARCHIVES AUTOUR D'UNE GENEALOGIE française
-VOYAGES VIRTUELS DANS LE TEMPS de ma jeunesse...
-VOYAGES REELS DANS LES ESPACES fréquentés par MES ANCETRES...
AVEC quelques images sur FLORENCE... .OU JE VIS DEPUIS PLUS DE 30 ANS..
La fiche d'un poilu de 14/18 sur Mémoire des Hommes: mon grand- oncle
Célestin Gabriel EmileBONNARD était encore presque un enfant et n’avait pas
fini ses études quand l’armée, qui manquait d’hommes, l’appela. Incorporé d’abord au 3 ° régiment de Zouaves, le 8 avril 1915, il passe au 7° régiment de Tirailleurs, le 17 avril 1915, avec
lequel il part au front contre l’Allemagne et l’Autriche; le 17 août 1916, il est incorporé au 3° régiment de Tirailleurs qui combat à Douaumont (Meuse).
Il est tué le 14 novembre 1916 après de furieux combats . Il ne survivra pas un seul homme de son régiment .
Mort pour la France.
Il n’avait pas encore 20
ans. Il était né le 29 novembre 1896 à Aspres les Corps, canton de Saint Firmin, dans les
Hautes Alpes. Ses parents avaient quitté leur pays pour l’Algérie, en août de la même année pour s’installer dans le Constantinois près de Sétif, sur une terre, difficile, caillouteuse, aride, où
ils laisseront leur santé sous un soleil de plomb en été et sous la neige en hiver. Mais ils construiront une ferme et à force de travail acharné feront pousser du blé sur cette terre inculte.
Tout petit, Célestin participe avec ses frères et soeurs aux travaux de la ferme, tout en allant à l’école. Il pense souvent au village de France où il est né mais dont il ne se rappelle pas : il
n’avait que quelques mois à l’époque du départ. Il rêve d’y faire un voyage pour connaître la famille, restée au pays, dont ses parents parlent toujours.
Quand finalement la France l’appelle, c’est un jeune garçon de 1 mètre 71, grand pour son époque où la moyenne n’atteignait pas 1 mètre 65, son signalement le décrit comme
ayant un front moyen, un nez rectiligne, des cheveux chatains clairs et des yeux marrons. A sa profession, on indique "étudiant"
Avec l'uniforme du collége qu'il fréquentait.
le verso de la photo
Il ne connaîtra jamais le village où il est né; ni d’ailleurs rien d’autre en
France, sinon les tranchées pleines de boue de la sale guerre où moururent de février à décembre 1916 autour de Verdun, 535.000 garçons dont beaucoup venaient comme lui d’Algérie. De lui,
il ne reste que le ruban de la médaille interalliée (2 arcs en ciel juxtaposés) ou médaille de la Victoire, conservée par sa soeur ( ma Grand-Mère Marie Louise).
les poilus 1914/18 de Philippe Weiber
Deux affiches collection .Bruno Dubief
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