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un français d'Algérie comme tant d'autres (guerre 1914/1918)

par gaby 22 Avril 2008, 05:50 1-GENEALOGIE: LES ORIGINES








 




La fiche d'un poilu de 14/18 sur Mémoire des Hommes: 
             mon grand- oncle


    Célestin Gabriel Emile BONNARD était encore presque un enfant et n’avait pas fini ses études quand l’armée, qui manquait d’hommes, l’appela. Incorporé d’abord au 3 ° régiment de Zouaves, le 8 avril 1915, il passe au 7° régiment de Tirailleurs, le 17 avril 1915, avec lequel il part au front contre l’Allemagne et l’Autriche; le 17 août 1916, il est incorporé au 3° régiment de Tirailleurs qui combat à Douaumont (Meuse).
     Il est tué le 14 novembre 1916 après de furieux combats . Il ne survivra pas un seul homme de son régiment .

        Mort pour la France.

        Il n’avait pas encore 20 ans.
      Il était né le 29 novembre 1896 à Aspres les Corps, canton de Saint Firmin, dans les Hautes Alpes. Ses parents avaient quitté leur pays pour l’Algérie, en août de la même année pour s’installer dans le Constantinois près de Sétif, sur une terre, difficile, caillouteuse, aride, où ils laisseront leur santé sous un soleil de plomb en été et sous la neige en hiver. Mais ils construiront une ferme et à force de travail acharné feront pousser du blé sur cette terre inculte. Tout petit, Célestin participe avec ses frères et soeurs aux travaux de la ferme, tout en allant à l’école. Il pense souvent au village de France où il est né mais dont il ne se rappelle pas : il n’avait que quelques mois à l’époque du départ. Il rêve d’y faire un voyage pour connaître la famille, restée au pays, dont ses parents parlent toujours.
    Quand finalement la France l’appelle, c’est un jeune garçon de 1 mètre 71, grand pour son époque où la moyenne n’atteignait pas 1 mètre 65, son signalement le décrit comme ayant un front moyen, un nez rectiligne, des cheveux chatains clairs et des yeux marrons. A sa profession, on indique "étudiant"

Avec l'uniforme du collége qu'il fréquentait.

le verso de la photo 


 

       Il ne connaîtra jamais le village où il est né; ni d’ailleurs rien d’autre en France,  sinon les tranchées pleines de boue de la sale guerre où moururent de février à décembre 1916 autour de Verdun, 535.000 garçons dont beaucoup venaient comme lui d’Algérie. De lui, il ne reste que le ruban de la médaille interalliée (2 arcs en ciel juxtaposés) ou médaille de la Victoire, conservée par sa soeur ( ma Grand-Mère Marie Louise). 



                                                         les poilus 1914/18 de Philippe Weiber 
   
    Deux affiches collection .Bruno Dubief


sur les lieux de sa mort:
DOUAUMONT
et
ICI
et
ICI



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commentaires

Véro 03/05/2008 17:21

Touchant hommage. Pour répondre à ta question, maman savais que son papa avait été dans les zouaves. Elle avais la chance d'avoir une photo car il y avait un photographe dans la famille. Véro

Mimisan 28/04/2008 17:07

Quel triste destin...Bises

Christine... 27/04/2008 17:21

Ma famille maternelle est alsacienne !! J'ai passé mes vacances de gamine dans les cimetières à visiter les membres de ma famille décédés pendant cette guerre !! En parler me laisse toujours un goût de gachis !C'est bien de faire ces recherches Gaby, il était ton oncle, même si tu ne l'as jamais connu !! Tu le fais revivre en quelque sorte.Je t'embrasse !

françoise 26/04/2008 06:08

Bises, bon WEfrançoise

Fancri :0044: 25/04/2008 20:39

Bonne soirée bises!

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