
Mais, j'ai retrouvé sur plusieurs registres que je consultais, la même procédure pour enregistrer les actes de naissance des petites filles abandonnées.
Un de ces actes, par exemple, est du 5 février 1811 à Perpignan et raconte, avec force détails, qu'un servant de l'hospice de la Miséricorde, âgé de 54 ans, nommé Pierre XY, a trouvé, alors qu'il rentrait prendre son service, un enfant de sexe féminin, âgé d'environ 24 heures(??!!), "exposé" sur la fenêtre du rez de chaussée de l'édifice. Suit la description détaillée des vêtements que portait le bébé. Pour finir, on donne à la fillette le nom de Cendrillon et on l'enregistre à l'hospice.
Il y en a comme ça des dizaines dans le même registre .
Je me demande comment ces petites filles ont survécu, si elles ont survécu, sans l'amour d'une famille, dans le décor froid et austère d'un hospice, au milieu d'autres désespérés.
Et ce n'était certainement pas une vie de conte de fée....


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