On enregistre les premières tours vers l'an 1000. A la fin du XII° siècle, on comptait une cinquantaine de tours. Au XIII° siècle, on en comptera plus d'une centaine. Leur hauteur variait de 25 à 65 mètres. Les tours, construites comme symbole de puissance et de stabilité économique de la famille dont elles portaient le nom, servaient aussi comme défense contre les incursions des ennemis, appartenant aux autres factions, dont on surveillait tous les mouvements du haut.
Au début du XIII° siècle, les factions se polarisèrent autour de deux grands partis, les Guelfes (alliés du Pape) et les Ghibellins (alliés de l'empereur germanique).
Le sport préféré des vainqueurs était d'abattre la tour des ennemis vaincus. Ce qui n'était pas aussi facile que l'on croit, car il fallait une technique spéciale pour ne pas faire s'écrouler en même temps la tour ennemie et la vôtre ! On plaçait à la base, dans un angle, un système d'épaulement avec des poutres et on démolissait cet angle de la tour en controllant la direction de sa chute. Autour des poutres, on plaçait des brindilles de bois auxquelles on donnait le feu. Quand les poutres brûlaient, le soutien de la tour s'affaiblissait et elle s'écroulait. Il fallait faire vite, en général une journée, pour ne pas permettre aux ennemis de la reprendre...
De cette période épique, il ne reste que des morceaux de tours, en général la partie inférieure imbriquée dans les constructions successives.
La tour des Buondelmonti est l'une de celles qui a survécu jusqu'à nos jours. Malheureusement, il est difficile de la photographier à cause de son emplacement dans une rue très étroite et peu éclairée par la lumière du jour.


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Et voilà pour finir une petite chanson sur le thème...
--Les gardes--
La tour, prends garde (bis)
De te laisser abattre.
--La tour--
Nous n'avons garde (bis)
De nous laisser abattre.
--Le colonel--
J'irai me plaindre (bis)
Au duc de Bourbon.
--La tour--
Va-t-en te plaindre (bis)
Au duc de Bourbon.
--Le colonel--
Mon duc, mon prince (bis)
Je viens à vos genoux.
--Le duc--
Mon colonel (bis)
Que me demandez-vous?
--Le colonel--
Un de vos gardes (bis)
Pour abattre la tour.
--Le duc--
Allez mon garde (bis)
Pour abattre la tour.
--La tour--
Nous n'avons garde (bis)
De nous laisser abattre.
--Le colonel--
Mon duc, mon prince (bis)
Je viens à vos genoux.
--Le duc--
Mon colonel (bis)
Que me demandez-vous ?
--Le colonel--
Deux de vos gardes (bis)
Pour abattre la tour.
--La tour--
Nous n'avons garde (bis)
De nous laisser abattre.
--Le colonel--
Mon cher fils (bis)
Pour abattre la tour.
--Le duc--
Je vais moi-même (bis)
Pour abattre la tour.
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